Angoisses

DERHI
05-10-2015
Bonjour
mon epouse est en pleine deprime
de fortes angoisse qui arrive a lui faire mal au ventre
un etat de mal etre constant
nous habitons Marseille
je voulais savoir si cette methode pouvais l aider et si vous avez des info pour nous aider
par avance merci
Sophie Hautain Nélis
06-10-2015
Cher Monsieur,

Je vais différencier « dépression » et « angoisses » l’un pouvant être présente sans l’autre.

La dépression requière un avis d’un médecin spécialiste à savoir un neuro psychiatre, afin d’être traitée en allopathie de façon adéquate : on a trop tendance à l’heure actuelle à appeler dépression tout mal être ou mal de vivre, et à donner des médicaments puissants, inappropriés, qui ne restaurent pas une qualité de vie et n’atteignent pas la cause du problème : tout traitement doit être personnalisé et les doses de médicaments modulées à minima, le temps que la personne choisisse d’entreprendre d’autres démarches thérapeutiques abordées ci dessous.

Ceci étant posé, la dépression, pour moi, est liée à une perte de contact avec l’énergie de vie, celle qui nous porte de l’intérieur dans la vie, nous érige, nous permet d’avancer, celle qui soutient notre créativité et notre potentiel de santé, de transformation et de guérison.
Il est donc important de recontacter l’énergie vitale circulant dans notre profondeur par diverses approches corporelles comme les arts martiaux ( Taï Chi, Chi Qong par exemple), l’acupuncture, la Méthode Rességuier, la Méthode de libération des cuirasses, l’ostéopathie….
Cette énergie est là en nous, mais chez le dépressif elle est bloquée dans la profondeur du corps, enfuie sous de nombreuses couches de protections installées au cours de la vie en réponse aux diverses agressions vécues : il faut donc libérer par le mouvement ces diverses couches de protection pour recontacter la profondeur de notre être, là où circule notre énergie vitale.
Il est utile aussi par ces mêmes approches de libérer le bassin, qui est la source de cette énergie.

Toutes ces couches de protection qui masquent l’énergie vitale et empêchent son expression ont eu leur raison d’être lors d’une blessure subie : mais comme adulte, nous avons la possibilité de réagir aux agressions de la vie autrement qu’en les enfouissant au fond de nous : nous sommes mieux outillés que l’enfant face à cela : il est donc important d’accompagner le travail corporel par une psychothérapie, pour conscientiser que ces couches de protection ont été utiles pour assurer notre survie, mais ne sont plus nécessaires si nous choisissons d’entrer dans la vie : bien sur cela passe par une prise de conscience de certaines blessures occultées, la conscience étant thérapeutique.

Aborder la dépression demande aussi de soigner l’intestin en nutrithérapie (modifier l’assiette et donner des compléments alimentaires), l’intestin dialoguant en permanence avec le cerveau et pouvant ainsi être la cause d’une dépression s’il dysfonctionne, ce qui semble être le cas de votre épouse.

Les médicaments allopathiques proposés agissent sur la sérotonine, un neuromédiateur : encore faut il avoir de la sérotonine : il faut donc manger ses précurseurs (viande, œufs poissons, lentilles, pois chiche…c'est-à-dire des protéines), mâcher correctement pour les digérer, et soigner l’intestin qui fabrique la sérotonine à partir de ces précurseurs.

Il faut aussi savoir que certains parasites ou certaines bactéries peuvent être à l’origine d’une dépression et demandent une approche thérapeutique spécifique : je pense par exemple à la maladie de Lyme et ses co infections, ou à la toxoplasmose.

Quant à l’angoisse, elle est le reflet d’une difficulté à mettre en conscience les émotions : l’être humain, et cela fait partie de son originalité, est traversé par diverses émotions (joie, tristesse, désespoir, peur, colère, rage…) : si nous ne prenons pas la peine et le temps de nous arrêter régulièrement dans la journée pour prendre conscience des émotions qui nous traversent, elles vont comme s’ajouter l’une à l’autre en nous et former un cocktail appelé « angoisse ». L’approche des angoisses passe donc par une plus grande prise de conscience de nos émotions, sans jugement et sans les interpréter comme de la fragilité : ne pas les nier, ne pas les refouler dans l'inconscient car cela crée des couches de protection dont j’ai parlé plus haut.Ne pas non plus s'y attarder ou s'y complaire
Bien sur les angoisses se traite par anxiolytiques, mais à mes yeux, les médicaments sont là comme pansement, mais ne traitent pas l’origine du problème : donc au début du traitement ils peuvent être incontournables, mais ne dispensent pas de commencer les autres approches proposées ci-dessus, pour autant que la personne soit décidée à s’investir dans son traitement plutôt que de déléguer sa souffrance à la médecine.
Voilà le plus succinctement possible (excusez moi de la longueur) exprimée une approche de la dépression et des angoisses qui peuvent ou non l’accompagner.

Ne connaissant pas votre épouse ni ce qu’elle a déjà fait pour se traiter, je vous laisse la possibilité de revenir vers moi par une question plus précise sur ce sujet qui, faut il le dire est un vaste sujet.
DERHI
06-10-2015
Je pense tres fort que vous avez reussi a cerner le probleme de mon epouse dans son ensemble . Je n'aurrai pas mieux fait
elle est en ( depression ) depuis 2013 ( avec les differentes enumerations citees dans votre message
Suivi par un psychriatre depuis
Sans avoir l envie d aller plus loin si ce n est l envie d etre hospitalise pour dormir
Elle ne mange pratiquement rien ( mon epouse a subi l'ablation de estomac en 2012 pour perdre du poids et depuis elle ne mange pratiquement pas , a part quand on va au restaurant ou elle mange UN peu etelle est vite rassasier )
Elle n a jamais aimer le sport et meme faire des ballades

PAR OU COMMENCER ET QUOI FAIRE !!!!!!!!!!!!!!!

Merci pour votre ecoute
Sophie Hautain Nélis
06-10-2015
Cher Monsieur,

Si je comprends bien, votre épouse a été opérée d’une chirurgie bariatrique (réduction de l’estomac) dans le cadre d’un traitement de l’obésité.

Cette chirurgie n’est pas anodine quoiqu’en disent les chirurgiens : si elle n’est pas suivie correctement sur le plan nutritionnel et micro nutritionnel en post chirurgical et ce, à vie, la patiente risquera d’être victime de carences micro nutritionnelles.

Ces carences, principalement en vitamine B12, en Fer et en Calcium peuvent avoir entre autre conséquences ce que vous m’avez décrit sur le plan psychique chez votre épouse.
Il faut qu’elle consulte un nutrithérapeute ou nutritionniste de qualité pour l’aider à remanger correctement ( à savoir souvent et de petites quantités) et demander au médecin de suivre ses résultats de prises de sang en Fer, VitB12 et Calcium.

Pour ne prendre qu’un exemple, l’enlèvement d’une partie de l’estomac réduit la production d’acide chlorhydrique ce qui altère sérieusement la digestion des protéines, et donc le dosage des neurotransmetteurs, indispensables à l’équilibre psychique. Il faut donc à mon sens doser ceux-ci dans une prise de sang ou d’urines et complémenter par des compléments alimentaires spécifiques à chaque carence.

La réduction gastrique altère fortement l’absorption de vitamine B12 : celle-ci devra donc être dosée par prise de sang et être complémentée si nécessaire sous forme exclusive de « méthylcobalamine » ou vitamine B12 absorbable.

Le manque d’acide chlorhydrique altére la digestion, provoquant une dysfonction intestinale, dont souffre aussi votre épouse : tout cela doit être pris en charge par un nutrithérapeute ou un médecin nutritionniste.

Je ne sais comment cela se passe en France vu que je suis belge, mais la chirurgie pratiquée chez votre épouse demande aussi un bilan pré opératoire pour évaluer si la personne est prête psychiquement à vivre cette chirurgie et ses conséquences : je me questionne donc sur cet aspect pour votre épouse ? Ne vit elle pas un problème par rapport aux quantités alimentaires tolérables, vit elle en permanence de la frustration ? Le plaisir en lien avec l’alimentation est il modifié, ou vit elle une difficulté par rapport à la nouvelle image d’elle-même ? Tout cela doit être pris en considération par le psychiatre.

Quant à l’exercice physique, si elle n’a jamais aimé cela, effectivement ce n’est pas maintenant qu’elle va s’y mettre, alors qu’en Belgique c’est aussi un pré requis à cette chirurgie : cela me questionne donc sur les éventuelles lourdes conséquences de cette chirurgie bariatrique chez votre épouse, vu que sa dépression s’est déclarée après cette opération. Y a-t-elle été bien préparée ? Et est elle bien soutenue ?

Dans mes suggestions je parle de travail psycho corporel et non de sport ou d’efforts physiques : cela pourrait donc quand même être une proposition judicieuse et acceptable pour elle.

La « thérapie biodynamique » dont je parle dans mon site est la manière la plus ajustée que j’ai trouvée pour définir ou résumer ma manière de travailler, que vous pouvez retrouver au travers de toutes les suggestions que je fais dans cet échange sur la dépression et les angoisses. C’est donc en tant que thérapeute « biodynamique » que je vous réponds.

Selon moi, mais cela n’engage que moi, votre épouse doit avant tout aborder les conséquences nutritionnelles de sa chirurgie avec l’aide d’un médecin nutritionniste, dans le but de combler les carences micronutritionnelles et palier aux dysfonctions résultant de cette chirurgie, pour retrouver un équilibre métabolique et donc psychique. De là elle pourra trouver l’énergie de se repositionner différemment face à son mal être et mal de vivre si elle le choisit : vous ne pouvez le faire à sa place : seule elle doit le décider.
DERHI
07-10-2015
bonjour
en effet pour cette chirurgie (SLYVE )
il y a 2 Etapes
1/ La preparation a l operation qui c est fait sans probleme
2/ LE SUIVI apres operation que mon epouse n a pas voulu faire, je pense a cause que l operaration est un peu mal passe pour elle car il a fallu intervenir une seconde fois suite a une infection au niveau d une agraffe a l estomac . Elle l a tres mal vecu et a meme regrette de suite apres cette intervention .
Y a t il une difference avec un ou une NUTRITIONISTE et un MEDECIN NUTRICIONISTE
Encore merci
Sophie Hautain Nélis
07-10-2015
Nous sommes donc bien dans le cas de figure de votre épouse où une absence de suivi post opératoire a posé problème. Elle doit donc le mettre en place dès maintenant si elle veut sortir de sa dépression et ne pas risquer d’autres complications.

Je conseille à votre épouse de consulter en priorité un médecin, car seul un médecin peut prescrire les analyses de sang permettant de diagnostiquer ses carences en Vitamines, Minéraux, et Neurotransmetteurs dans son cas. De là elle devra être guidée par quelqu’un connaissant la chirurgie bariatrique, pour corriger sa manière de manger et lui donner des compléments alimentaires pour combler ses carences. Le médecin s’en chargera, ou il délèguera cela à une diététicienne (mais celle-ci ne corrige que l’assiette) ou un(e) nutritionniste qui corrigera l’assiette et les carences diagnostiquées dans la prise de sang par des compléments alimentaires. Le plus adéquat je pense serait de retourner vers une consultation d’un centre spécialisé dans cette chirurgie là : elle trouvera là des interlocuteurs spécialisés dans ce domaine très spécifique.
DERHI
07-10-2015
Merci beaucoup pour vos conseils

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